mercredi 16 décembre 2015

Memory is a strange thing, Andreas H. Bitenisch


« Memory is a strange thing. We tend to think of ourselves as cameras, recording events which we can truthfully and repeatedly recall without distortion. Yet each time we remember an event, a person, those memories become slowly and inevitably modified.»

Andreas H. Bitenisch

Andreas H. Bitesnich, Mutti (Signed), Room5Books, 80 pages, 2014, 150 €
Hardcover with obi-band, 211 x 156 mm. 











Des photographies imprimées sur du papier beige. Un prière d'insérer visuel. Le temps qui diffracte la mémoire. Des photographies qui pourraient être tirées d'un album de famille. Qui nous touchent mais disent quoi? Que cette femme-là a vécu à une autre époque? Qu'elle a eu trois enfants? Qu'elle a enterré son mari? Qu'elle est morte aujourd'hui?






J'ajoute les photographies de l'exposition, parce qu'elles accompagnent ma réflexion sur l'exposition du livre d'artiste. Mais ici, pour moi, comme un exemple à ne pas suivre. Les photographies du livre ont tout simplement été exposées au mur comme de simples photographies. L'aura, l'aspect narratif et surtout l'intimité du livre sont détruits par l'affichage. Exposer le livre sur un socle n'ajoute rien. N'offre pas les conditions au public pour qu'il devienne lecteur. Le livre devient objet, sculpture, oeuvre à voir, et non livre à prendre et lire. 

lundi 14 décembre 2015

Poussières, Éric Watier





Livre de poussières d'Éric Watier à imprimer soi-même: http://editionsprovisoires.free.fr/poussieres-watier.html

mercredi 2 décembre 2015

Revue en sac, GRAM 2










Source: grampublishing.tumblr.com

Inside the White Cube, Yann Sérandour

Yann Sérandour - Inside The White Cube (Expanded Edition), 2008
18 livres, coffret de carton, papier blanc, 21 x 21 x 21 cm, Edition de 5 (+ 2 AP)

Inside The White Cube: The Ideology of the Gallery Space de Brian O’Doherty est devenu un classique de la littérature artistique démystifiant l’espace neutralisant du « cube blanc ».

Yann Sérandour reprend la version augmentée de ce livre publiée en 1999 par les Presses Universitaires de Californie, incluant notamment de nouveaux développements critiques à partir de gestes artistiques radicaux ayant consisté à vider (Klein, 1957), fermer (Buren, 1968 ; Barry, 1969) ou remplir (Arman, 1960) l’espace de la galerie. La juxtaposition de dix-huit exemplaires de cette version augmentée forment un cube parfait déposé dans le module du Palais de Tokyo que Yann Sérandour occupe durant l’été 2008.










Yann Sérandour - Inside the White Cube – Edition palimpseste, 2009
Couverture souple, 267 x 267 mm, 84 pages - Conception éditoriale : Yann Sérandour et Jérôme Saint-Loubert
Diffusion : les Presses du réel

Ce livre d'artiste fonctionne comme un palimpseste : construit sur la première publication en français de l'ouvrage canonique de Brian O'Doherty Inside the White Cube, il laisse entrapercevoir le texte et sa mise en page, tout en lui superposant des reproductions et des commentaires du travail de Yann Sérandour.





Yann Sérandour - Cahier Clairefontaine, 2006
Ensemble sous plastique de 5 cahiers d’écolier, Impression offset couleur, couverture pelliculée, 32 pages, 22 x 17 cm chaque, Edition de 300

Les pages de ce cahier sont imprimées à partir du décalque, réalisé à main levée par des enfants, d’un gabarit reproduisant les doubles lignes des cahiers d’apprentissage de l’écriture. Conçu comme un insert dans une chaîne industrielle, les couvertures des cahiers sont fournies par le papetier Clairefontaine, partenaire du projet.




Yann Sérandour- Sextodecimo, 2013
Affiche pliée en 16 et cousue main, marquage à chaud, 19,5 x 12,8 cm, 32 pages non massicotées, 40 ex
Avec le projet "Sextodecimo", Yann Sérandour reprend la célèbre série d’images de Bruno Munari en main. Rediffusée actuellement par l’éditeur italien Corraini sous la forme d’une affiche, il transforme cette dernière en un cahier de 32 pages après l’avoir faite plier et relier. D’une affiche à l’autre, les pliages varient, produisant des séquences de pages et des sens de lecture différents, alternant fragments d’images et pages blanches, tension et relâchement. Sous les mains de la relieuse, puis entre celles du lecteur, les images redistribuées de Munari tournoient au rythme de l'imposition hasardeuse des pages du livre


mardi 24 novembre 2015

Mon père, ce hongrois, Camille Havas


Une discussion entre un père et sa fille, retranscrite à la première personne. Des photographies d'écorce, de bois, pour illustrer l'histoire d'un exil. Un fanzine de Camille Havas que j'ai oublié d'acheter à Expozine en faisant mon deuxième tour alors que j'aurais bien aimé lire cette histoire qu'il n'avait jamais raconté.














Source: Camille Havas

lundi 16 novembre 2015

Un Expozine de plus

Je n'ai pas pris de table à Expozine cette année, ce qui m'a permis de faire ce que je ne prends jamais le temps de faire : flâner quelques heures dans les allées bondées du sous-sol de l'église Saint-Dominique et dénicher plein de super beaux fanzines que j'amènerai avec moi au chalet le week-end prochain pour lire devant un petit feu. Je vous reparlerai de certains projets prochainement, mais voici quelques photos. 

J'en profite pour remercier Louis Rastelli, dévoué organisateur d'Expozine, grâce à qui cette gigantesque foire du fanzine a lieu depuis 2002. L'énergie de lui et son équipe permet à près de 300 auteurs, bédéistes, artistes et éditeurs de présenter des parutions qui vont du petit zine photocopié et broché à 10 exemplaires, aux livres d'artiste sérigraphiés, en passant par les microéditions de collectifs comme Possibles Éditions ou d'éditeurs comme Rodrigol, Ta Mère, etc. Merci, merci!


Le dernier né de Shushanna Bikini London et un nouveau Vincent Tholomé trouvé chez Rodrigol


Les cartes et les zines de boules et de plottes de Sarah Hébert


Les magnifiques livres conceptuels de Autostudio Auto



Les BD en riso de la maison d'édition Fidèle

Les dessins et les livres en blanc sur blanc ou en noir sur noir de Shabnam Zeraati


Les petites cartes de souhait de lafabriquesofeel