mercredi 26 novembre 2014

Une serre de papier, Maria Luque



Dans les dessins de Maria Luque, on retrouve les couleurs, l'absence de perspective et les thèmes de l'art naïf. J'aime surtout l'installation qu'elle a fait au Museo de la Ciudad de Rosario il y a deux ans. 



Je lui ai demandé de m'expliquer son projet: «C'est ​​une ancienne serre, alors il n'y a pas de murs, juste des fenêtres. C'est la raison pour laquelle j'ai dû trouver une autre façon de montrer mon travail. J'ai donc décidé de recréer la serre à partir de papiers découpés, en m'inspirant du travail de Matisse. Ça a été un énorme défi pour moi, parce que je n'avais jamais fait quelque chose comme ça avant. Il m'a fallu plus de six mois pour peindre et couper les morceaux de l'installation, mais j'ai beaucoup aimé le processus. »









J'aine aussi ses livres, comme ce récit de voyage fait sur un carnet moleskine...



lundi 24 novembre 2014

Le foie en fleurs













«Petite rate je t'avais oubliée...»

Le Foie en Fleurs
Imprimé en sérigraphie par Alain Buyse en Mars 1994,
Format: 32x24cm,

Source: http://a-buyse.tumblr.com/tishkov-livre, cdm


mercredi 19 novembre 2014

Les petits livres derrière la salle de bains


Comme j'aime les petites éditions sous coffrets des Éditions derrière la salle de bains! Une maison d'édition qui publie de la littérature, de la poésie et des arts visuels sur des petits livres de belle qualité édités à l'envie.



 



Lorsqu’une enveloppe Derrière la Salle de Bains est déposée dans votre boîte aux lettres, deux sentiments surgissent : l’excitation et la curiosité. Les livres sont fabriqués à la main, avec des papiers, des formats, des illustrations et des typographies qui ne laissent jamais assez de place au hasard. Ce ne sont pas de simples livres, mais de véritables objets dont la préciosité et la finesse nous
transportent dans un univers rare. La recherche esthétique formelle est en accord avec les textes retenus. De William Burroughs à Julie Salin, en passant par Allen Ginsberg, Louis-Ferdinand Céline, Antoine Brea, F-J. Ossang ou encore Jean-Yves Pranchère, leurs écrits participent chacun à une littérature marginale, culottée et parfois même insolente.

mardi 18 novembre 2014

Parce que je travaille sur l'absence, Sophie Calle




Comment a-t-elle pris que vous installiez une caméra au pied de son lit de mort ?

Ma mère avait beaucoup d’humour et, quand elle m’a vue installer mon matériel, la première chose qu’elle a dite, c’est “enfin !”. Elle attendait que je m’occupe enfin d’elle artistiquement.

Pourquoi avoir attendu qu’elle soit mourante ?

Parce que je travaille davantage sur l’absence que sur la présence. Il a fallu qu’elle ne soit plus là pour que quelque chose se déclenche.

Entrevue de Sophie Calle parue dans Paris Match le 15 juillet 2012: http://www.parismatch.com/Culture/Art/Sophie-Calle-La-mere-a-perte-de-vie-155943

Se conserver tout entier, Christian Boltanski

«On ne remarquera jamais assez que la mort est une chose honteuse. Finalement nous n'essayons jamais de lutter de front, les médecins, les scientifiques ne font que pactiser avec elle, ils luttent sur des points de détail, la retardent de quelques mois, de quelques années, mais tout cela n'est rien. Ce qu'il faut, c'est s'attaquer au fond du problème par un grand effort collectif où chacun travaillera à sa survie propre et à celle des autres. Voilà pourquoi, car il est nécessaire qu'un d'entre nous donne l'exemple, j'ai décidé de m'atteler au projet qui me tient à coeur depuis longtemps: se conserver tout entier, garder une trace de tous les instants de notre vie, de tous les objets qui nous ont côtoyés, de tout ce que nous avons dit et de ce qui a été dit autour de nous, voilà mon but. La tâche est immense et mes moyens sont faibles. Que n'ai-je commencé plus tôt? Presque tout ce qui avait trait à la période que je me suis d'abord prescrit de sauver (6 septembre 1944-24 juillet 1950) a été perdu, jeté, par une négligence coupable. Ce n'est qu'avec une peine infinie que j'ai pu retrouver les quelques éléments que je présente ici. Prouver leur authenticité, les situer exactement, tout cela n'a été possible que par des questions incessantes et une enquête minutieuse. Mais que l'effort qui reste à accomplir est grand et combien se passera-t-il d'années, occupé à chercher, à étudier, à classer, avant que ma vie soit en sécurité, soigneusement rangée et étiquetée dans un lieu sûr, à l'abri du vol, de l'incendie et de la guerre atomique, d'où il soit possible de la sortir et de la reconstituer à tout moment, et que, étant alors assuré de ne pas mourir, je puisse, enfin, me reposer. »

Christian Boltanski
Paris, mai 1969

Livre en boite, José Ja Ja Ja






MAGIC BOX zine transform in a box with funny paper sculptures.
(24 pages, B/W)

J'aime bien ce genre de projet simple. Un livre photocopié qui se transforme en boîte pleine de figurines architecturales. 

mardi 4 novembre 2014

Quelques images de l'exposition hop la vie dans le sac












Un aperçu de mon exposition Hop, la vie dans le sac à la Maison de la culture Côte des Neiges.

samedi 1 novembre 2014

Mots cachés, jérôme poloczek







Un peu caché de jérôme poloczek est une édition de 250 livres au format miniature. Chaque exemplaire est destiné à être caché dans un livre. Les premiers exemplaires ont été disséminés lors de l’exposition Un peu cachée (Montreal, 27.07- 28.08.2014) ainsi que dans divers lieux de Montréal comme des bibliothèques.

Participez au projet
Un peu caché est un texte librement reproductible, de sorte que chacun peut participer à sa dissémination dans des livres. Le texte mis en page peut être téléchargé sur le site de l'artiste.
















Une trentaine de phrases commencent par tu. Chaque phrase est autobiographique, mais exprime aussi un souvenir, un désir ou une sensation tentant d’être valide pour n’importe quelle autre personne. Chaque phrase est imprimée en sérigraphie sur une boucle de ruban. 

Lichettes de jérôme poloczek a été réalisé le 20.05.2012 à la galerie 10/12 (Bruxelles) lors du finissage de l’exposition Tu vas cligner des yeuxLes boucles sont épinglées au mur. Sur les photographies témoignant de l’événement, chaque personne qui s’est approprié une boucle de ruban la présente dans sa main, avant qu’elle soit cousue dans le vêtement qu’elle a apporté.

Source: http://www.popovchka.net