samedi 26 octobre 2013

Margaret Kilgallen



Avec Kilgallen, tout est écrasé sur un plan. Il n'y a plus de profondeur de champ ni de perspective. Plus d'ombre ni de premier plan. Elle a étudié la sérigraphie et la typographie. Ses peintures sont clairement inspirées de la culture folk et californienne, et de son passé de «graffeuse» - elle a peint des centaines de murales à San Francisco et dessiné des tags sur les trains de marchandise signés «Matokie Slaughter» en hommage à la chanteuse de banjo du même nom. Les dernières images de ce post sont des captures d'écran du documentaire Beautiful Losers.

"Having a background in doing printmaking and letterpress, I think that I became very interested in images that were flat and graphic. And my painting still today is very flat...American craft is like that too -- the painting is very flat. And also the painting that you see on the storefronts, handmade signs, tend to be very flat. That's probably my biggest influence..." ~MK



















Paysage viscéral, Jill Ho-You









Source: Jill Ho You

jeudi 24 octobre 2013

Quand les animaux attaquent, Ana Teresa Barboza


 

























Pour plagier The Jealous Curator, je pourrais dire que je suis jalouse de son blogue, des artistes qu'elle déniche, de la fréquence de ses posts, de sa régularité. Quand je suis sur son blogue, je laisse souvent défiler les pages en ouvrant des tonnes d'onglets qui gèlent mon ordinateur et consomment les heures sans que je m'en rende compte. Une des dernières découvertes, les dessins et broderies de Ana Teresa Barbosa, certains simples et sobres, d'autres très complexes et chargés. J'aime la cohabitation des deux médiums.

lundi 14 octobre 2013

Sauvageries, Karine Rougier



“Il paraît judicieux de voir dans le travail de Karine Rougier la synthèse possible de deux modes d’apparition de l’art a priori antagonistes. Les surréalistes auront été les premiers à incorporer dans leur pratique officielle les mécanismes issus de l’art dit « brut » : représentation de personnages, paysages inspirés des contes et traditions populaires, formes issues de l’artisanat, techniques simples (dessin, peinture), supports pauvres ou trouvés, écriture automatique s’incarnant dans la répétition obsessionnelle du motif ouvrant la porte d’un inconscient de plus en plus dénié par le rationalisme positiviste ayant prévalu au sein des avant-gardes de leur époque. Karine Rougier semble se réclamer ouvertement de cette hybridité féconde. Elle a créé au fil des ans un vocabulaire formel expressionniste laissant la part belle à l’érotisme, au rêve, à l’enfance et au monstrueux, personnages baroques parcourant d’un trait arachnéen des architectures impossibles, isolés ou au contraire ramassés en grappes compactes le plus souvent (sa marque de fabrique) au sein de formats grand aigle où le blanc du papier fait écho aux possibles sans cesse renouvelés de la psyché humaine. Ses nombreux collectionneurs ne s’y sont pas trompés : et ils savourent de son vivant une œuvre méprisant les coquetteries conceptuelles pour exprimer avec honnêteté les vicissitudes de nos vies mystérieuses et dérisoires.” Dorothée Dupuis, mai 2013














Source: http://www.galeriebaraudou.com/artiste/karine-rougier/