vendredi 29 juin 2012

Des choses difformes et flottantes, Jannick Deslauriers








«Mémoire tangible», «Ce qu'il reste», quelques titres des installations de sculptures en tissu suspendues par des réseaux de fils de Jannick Deslauriers. Les objets représentés sont paradoxalement souvent lourds, parfois associés à la violence (char d'assaut, piano, mines antipersonnel).  « Les éléments composent une dialectique de l’angoisse et du rêve, de la délicatesse et de la mort, du ciel et de la guerre, du fabuleux et de la terreur. C’est un rêve qui, en nous donnant à voir cette étrangeté que nous sommes, nous éveille peut-être à nous-mêmes ».

L'artiste crée d’abord ses œuvres à plat. C’est lorsqu’elles sont suspendues dans l’espace qu’elles se déploient et prennent vie.
Sources: Jannick Deslauriers, L'Écart, L'action

Mes Voeux suspendus, Annette Messager






Je réfléchis à cette expression «paroles en l'air». Si je veux suspendre des mots, les autres suspendent des oiseaux de papier, des maisons, des morceaux d'anatomie. En 1988, Annette Messager a réalisé un mobile intitulé « Mes vœux ». Dans cette oeuvre, elle assemble au bout de ficelles épaisses une série de photographies noir et blanc représentant des fragments du corps humain. Comme un corps qui n'aurait conscience de lui que morceau par morceau, sans vision d'ensemble, ni lien entre les parties. 

Source: hartpon, Photographic Utopia

mardi 26 juin 2012

Tiroir de maison, Ehud Oren






 



«Ehud Oren recontextualizes ordinary images from the exterior world–fragments of photographs taken on the streets of Tel Aviv and New York–as canvases for functional repositories which conceal the mundane items of domestic life.

With this transposition of the exterior world to the interior, Ehud shifts our awareness of the routine, the quotidian, the things we take for granted. These arrested moments–withering vines, compressed cardboard, dilapidated facades, steel scraps–celebrate the transitory and ephemeral vernacular that surrounds us.

While what we see is recognizable, the manipulated context and scale heighten our perception of its inherent beauty. The gesture blurs the boundaries between art and furniture, elevating the utilitarian to the poetic.»

Source: Braverman Gallery, TelAvivArtDesign

lundi 25 juin 2012

Maisons suspendues, Nivi Alroy





“My work process begins in the printmaking workshop, where I capture fragments of mundane life and their fragile moments. Through the making of mono-prints I create abstract renderings of construction materials and sites, trying to break apart the hierarchies of residential environments. I then build sculptural objects made of materials from the construction sites of demolished houses. Later, I imbed the mono-prints into the structural objects to create environments that are simultaneously exposed to and hidden from the viewer.”

“My work deals with the tension between intimacy of private domains, weather bodies, living environments or communities and the intrusive forces threatening them. I explore the changing relationship between outer and inner spaces : the interior parts of structures or even the paper itself erupt, exposing an intimate moment”.

Paroles suspendues, Ideas Generator




Installation "Ideas Generator"
Authors: Nataliya Kuzil, Ira Gumenchuk, Lena Patsevych
05. 2010

Dans cette installation interactive, les visiteurs étaient invités à s"asseoir sous un casque,  et écrire ou designer dans un livre posé sur le bureau. Les 300 origamis suspendus semblent émerger du livre et volent dans l'espace. La pièce époque la nature flottante des pensées et des idées.
Source: Behance

samedi 2 juin 2012

Dans ta tête, Sylvie Ungauer











La série Maisons, constituée de 7 dessins au stylo feutre noir, présente des silhouettes féminines tirées d'affiches de cinéma et de magazine des années 50 et 60 dont les coiffures ont été remplacées par des architectures reproduites à petite échelle. Chaque dessin fait référence à une bâtisse dont l'architecture est l'emblème d'une œuvre cinématographique citée elle-même par son titre dessiné dans la typographie d'origine. Ces architectures déterminent également le caractère des personnages et leur attitude cinématographique.

Sylvie Ungauer s'intéresse à la question de l'abri, de l'habitat et des architectures portables. Elle travaille plus particulièrement sur ce vêtement qui ressemble formellement à un bunker, la burqa. Les dessins des couvre-chefs de Sylvie Ungauer sont basés sur des représentations en trois dimensions trouvées sur internet et sélectionnés dans l'ensemble des modèles blockhaus créés par cette organisation.
Source: Sylvie Ungauer, ddab

vendredi 1 juin 2012

Des boites, des maisons, de la lumière, Nina Lindgren


Cardboard Heaven,
june 2010, Skanstull, Stockholm



sketches from "452 possibilities"
14 examples, artist book


Source: http://ninalindgren.se/

36 mètres de route

Entre le 2 et 22 avril 1951, Jack Kerouac écrit un roman de 125 000 mots sur un support papier de 36 mètres de long.  Il prépare des notes sur des dizaines de carnets depuis 1947. Il a 29 ans. « Je l’ai fait passer dans la machine à écrire et donc pas de paragraphes… l’ai déroulé sur le plancher et il ressemble à la route. » écrit Jack Kerouac en mai 1951. « Je vais me trouver un rouleau de papier pour couvrir les étagères, je vais le glisser dans la machine, et je vais taper à toute vitesse, à toute berzingue, au diable les structures bidons, après on verra »…

Le rouleau original, imprimé et réédité en 2007, comporte un seul paragraphe de 370 pages, sans marge et sans chapitres. Le personnage qui entre en scène dès les premières lignes n’est pas le Dean Moriarty du roman mais le Neal Cassady de la vraie vie. Il n’y a ni chapitres, ni paragraphes, les phrases coulent les unes derrière les autres dans une sorte de transe .

«Mais imaginez la tête de l’éditeur qui voit arriver un auteur avec sous le bras un gros rouleau de papier…
Howard Cunnell, qui a établi le texte à partir du manuscrit original – et a dû en reconstituer le dernier mètre, mâchonné par un chien –, corrige une partie de la légende. Il se disait que les phrases n’étaient pas ponctuées – elles le sont. Que la dactylographie avait été faite sur un rouleau de papier pour télétype – Kerouac a découpé de grandes feuilles de papier à dessin collées les unes aux autres pour obtenir une seule très longue page.»


Ville suspendue, Mathilde Nivet




SliceTown - Citroën

Oeuvre réalisée pour le showroom Citroën
600x200cm 7 modules
Papier, bois, carton

Janvier 2010




Hôtel Jules & Jim

Œuvre inspirée de l'hôtel Jules & Jim.
Cet hôtel miniature prend vie lorsqu'on actionne ses lumières.

2011
Source: Mathilde Nivet