samedi 31 mars 2012

L'impossible voyage finaliste des prix Expozine

En novembre dernier, avec d'autres membres des Ateliers ZAZ, nous avions participé pour la première fois à Expozine, un grand salon montréalais dédié à l'édition indépendante en Amérique du Nord.  Je viens d'apprendre que «L'Impossible Voyage» est finaliste dans la catégorie fanzine francophone. Il sera donc en vente, avec les 36 autres fanzines et livres qui avaient été sélectionnés, le 4 avril au Divan Orange pour l'occasion. On sait à quel point il est parfois difficile de retrouver ces publications autodiffusées et éditées en tirages très limités. Et moi, je sais que je dois aller sérigraphie, découper, coller quelques exemplaires puisque je n'en ai plus aucun sous la main.



Voici la liste des finalistes de chaque catégorie:

Fanzine Francophone
A64N, Autobus64Nord
Tout va bien, No. 8
Fanzoune – Bestiaire des mots en « oune », Joseph Baril, Vincent Giard Éditeur
Impossible voyage, Céline Huyghebaert
L’École de Quimper Des petites choses dans quelque chose, Romain Bobichon et Julie Bonnaud
La Conspiration dépressioniste, numéro 8, Jasmin Miville-Allard / Mathieu Gauthier / Yannick Lacroix

Livre Francophone
Carnavals divers, Jean-Philippe Tremblay, Éditions de L’écrou
M.I.C.H.E.L. T.R.E.M.B.L.A.Y., Orson Spencer, Les Éditions de Ta mère
Mile End, Michel Hellman, Éditions Pow Pow
Petit lexique pornographique à l’usage des vieux cochons et des jeunes truies, Adeline Rognon, Éditions La Musardine
Repères Notes décryptées, volume 1, Lou Sabourin, Les créations Lou Sabourin
Typographie inusuelle, Marc Pantanella, Éditions L’Oie de Cravan et Finitude

Bande Dessinée Francophone
Le bestiaire des fruits, par Zviane (Sylvie-Anne Ménard)
The Best of Iris, 2 de ses plus grands succès, par Iris (Iris Boudreau)
Boni, tome 1: Le bout de la carotte, par Ian Fortin, Premières Lignes
Boumeries, volume 1, par Boum (Samantha Leriche-Gionet), auto-publication
Les cornichons étrangers, par Dimo Garcia, auto-publication
Pinkerton, par François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine-Rousseau, Colosse

English Book
Food & Trembling by Jonah Campbell
You Are A Cat! by Sherwin Tija, conundrum press
Echoic mimic by Lesley Trites
Fear Itself by Matthew Brown
The North Yorker by Alain Mercieca
Unspent Love by Shannon Gerard, conundrum press

English Zine
The Wrecked Woman, Kara Sievewright, www.makerofnets.ca
Korea, Jese Gordon
Twilight in a room, dreams, and abyss, Yen-Chao Lin
Toughie, Coming of Age Stories, Kerri Flannigan
Pervy Calendar, various contributors (including : Jessica Charest, Francois Pednault, Chloe Surprenant, Anita Break)
Prologue, Jonathan Reid Sévigny

English Comic

Maidenheadlock, Jonathan Rosen, Le Dernier Cri
Pope Hats, Ethan Rilly
“Untitled” by Mum Pittsburg, Connor Willumsen connorwillumsen.com
The Man Who Built Beirut, Andy Warner
Melody On Stage, Sylvie Rancourt and Jacques Boivin, Éditions Melody
Collier’s Popular Press, David Collier, conundrum press


Pour en savoir plus: Expozine.ca

vendredi 30 mars 2012

Encore des pop-up, Colette Fu

Dai Food Pop-Up Book, 17x25x11
 

Byberry State Hospital, Mortuary Pop-up Book

Basée à Philadelphia, Colette Fu fabrique des livres d’artistes uniques qui combinent la photographie à des structures mobiles en papier entre le livre, l’installation. Elle animera une conférence jeudi prochain aux Ateliers Graff. Elle propose aussi un atelier de deux jours sur le livre pop-up que je rêve de suivre.

dimanche 25 mars 2012

We will be hurt, but.... Amy Friend


Les trouées de lumière, entre illumination divine et impacts d'une destruction, suscitent en moi des sentiments contradictoires qui me rappellent les paroles d'une chanson de la BO de Bellflower... Love, we will be hurt, but we'll be okay...

“Through small deliberate interventions, I altered these vintage images, allowing light to pass through them. (After all, photographs are made possible with light.) In a literal and somewhat playful manner, I aimed to give the photographs back to the light, hence the title of the series, Daré alla Lucé, an Italian phrase used to describe the moment of birth.”

Paysage pop-up, Andreas Johansson




From where the sun now stands, 2011, paper and glue, 59 x 44 x 88 cm, ed. 6/6

Les livres pop-up d'Andreas Johansson composent des paysages en friche, abandonnés, visités seulement par les skateboarders ou les marginaux. Les environnements sont reconstruits à partir de collage de photographies.

vendredi 16 mars 2012

Mettre sa vie en boîte

Dans une interview consacrée à Beaux-Arts Magazine, Boltanski parle de son ultime œuvre puisqu’elle s’arrêtera avec sa mort : « A partir de janvier 2010, quatre caméras vont filmer 24 heures sur 24 mon atelier, que je m'y trouve ou non. Les images seront envoyées en direct dans une caverne semi-artificielle de Tasmanie, selon un contrat que j'ai conclu avec un collectionneur ». Et Boltanski d’ironiser : Le milliardaire qui a financé ce projet « a parié que je mourrai dans les huit ans à venir. En attendant, il me verse un viager. Si je meurs avant, il gagne car il aura payé moins que prévu. Si je meurs après, c'est moi qui gagne. En attendant, les DVD s'accumulent et, tant que je suis vivant, il ne peut rien en faire. (...) J'ai toujours voulu mettre ma vie en boîte, depuis mes débuts. Ce projet participe de cela. Et c'est une bonne assurance-retraite. »

Residue, Rosemarie Chiarlone

Rosemarie Chiarlone, Residue, 2003
Poem by Susan Weiner
12 folded leaves (Pillowcases), pillows, thread, 17 x 30, Floride, 3 exemplaires
Originellement, Residue avait été créé comme une installation pour un événement artistique d’une nuit dans un hôtel. En utilisant une chambre d’hôtel avec ses fournitures minimales, les deux artistes parlaient des connexions et disconnexions dans la relation amoureuse. Le public était invité à explorer le traitement visuel du poème depuis le premier verset brodé sur le drap du dessus du lit au second installé dans la douche et utilisant des cheveux humains.

Inspiré par les réactions et les réflexions du public lors de cette installation, le livre reprend la forme sculpturale d’un lit. Les pages sont les taies d’oreiller avec du texte brodé. Le poème parle d'infidélité. Le lecteur doit déplier la taie pour lire les pages avant de les replier pour passer à la suite. Comme lorsqu'on doit défaire le lit, puis le refaire en quittant une relation. C'est une métaphore de la condition humaine liée à la solitude même si nous cherchons sans arret à être deux.


jeudi 15 mars 2012

Clutter/Free, Wendy Fernstrum





Wendy Fernstrum (Marine on St. Croix, MN, USA)

Clutter/Free
Mixed media. Edition of 25.
17.5 x 10 x 3.5" (open); 7 x 10 x 4" (closed)
Clutter/Free explore la tension entre le désir de s'accrocher aux choses et celui, en même temps, d'être libéré de leur poids. Le livre veut mener le lecteur sur les chemins d'une vie allégée des objets accumulés. Structuré comme une boite contenant deux livres dos-à-dos,  il présente le texte de deux manières différentes.

Dans Clutter (désordre), le texte apparaît sur un ensemble de papiers en désordre dans un tiroir. Le texte apparaît sur 16 objets, annotés de nombres donnant l'ordre narratif à suivre. La plupart de ce que nous nous collectons est considéré comme des détritus pour quelqu'un d'autre, mais comme un trésor pour nous. Le lecteur doit vider le tiroir  à la recherche des articles contenant le texte. Les autres objets servent d'illustration tangibles, et émettent parfois des sons ou des parfums. Nous remplissons nos placards d'évidences et de traces de notre existence : photographies, tickets, allumettes de restaurants préférés, etc.  La narratrice désespère de ce désordre  et des choses qui s'accumulent, avant qu'un feu ne la sauve de l'inertie et la libère.

Dans Free, le texte est imprimé sur les pages reliées rangées dans un compartiment au-dessus de la boîte. Un mot flotte sur chaque page. Le papier varie du kozo japonais à des papiers lourds et fragiles qui forcent le lecteur à ralentir lorsqu'il tourne chaque page. Le texte s'efface graduellement. La narratrice y parle comme un moine et partage la sagesse gagnée. Le thème qui revient est celui du gain et de la perte, y compris des choses que nous gagnons à travers la perte, comme la transcendance. 

Plusieurs des livres de cette artiste impliquent des boîtes. Le lecteur est requis de participer, de s'engager émotionnellement, intellectuellement et physiquement dans une expérience véritablement interactive. 

Source: mnbookarts

mardi 6 mars 2012

Paper crumpled into a ball, Martin Creed

Work No. 796
2007
Bean bags
7 parts, dimensions variable


Work No. 88
A sheet of A4 paper crumpled into a ball
1995
A4 paper
Approximately 2 in / 5.1 cm diameter

Work No. 916
Boxes
2008
Source:Martin Creed, Arts and prints

lundi 5 mars 2012

Small memories in luggage, Elisabeth Peer



Lost luggage, 2007 - 2008A suitcase containing broken fragments of glass with images of children printed upon.
When lid is lifted, the sound of children's voices is played.
20 x 40 x 30
found suitcase, glass fragments, mp3-player

Lights, 2003
Handmade electric lanterns with transfer prints on Japanese paper. 20 in total.
5x5x5 - Electric christmas lamp bulbs, Japanese paper, ink


Small memories - 2010
six rooms in a dolls house, each containing a recollected incident from the artist's childhood.
Can be assembled in any order
20 x 25 x 22cms each box - card, pigments, photos, wool, metal etc
Avec Left Luggage (2005), Elisabeth Peer place dans une vieille valise en cuir des fragments de photos sérigraphies sur des bouts de miroir cassés. On entend des voix d'enfant. Le visiteur est renvoyé à sa propre expérience. Les choses oubliées émergent quand il examine les fragments enterrés. 

Dans son oeuvre, l'artiste réfléchit aux mécanismes par lesquels les souvenirs enfouis ressurgissent. Elle travaille souvent à partir de photos de famille. 

«Where is memory located and how much of it is personal and how much part of a universal experience? The central concern of my practice is investigating how we retrieve memory and what it means, not only for the artist but for the viewer: a kind of dialogue with the past. People will bring their own experience to this work and examine buried layers, hidden fragments and sudden insights into things forgotten. Family photo albums are my main source material - they record both preservation and decay, lies and truth. We can treasure our photos and display them with love like icons, or we can store them away in boxes and biscuit tins waiting there forgotten for light to be let in on them. The material presence of old photographs also holds a magic for me: the silvery surfaces, cracked and fragile; half-seen images on clouded glass - all this feeds into my work.»

Source: Elisabeth Peer

Avant, après, grand format


L’exposition présente 54 photographies noir et blanc de 26 personnes avant et après leur décès. Les images sont accompagnées d’histoires et de réflexions provenant des personnes mortes. Pendant une année, le photographe Walter Schels et la journaliste Beate Lakotta ont baigné dans l’atmosphère des maisons de soins palliatifs pour réaliser le portrait de ces 26 personnes, âgées de 18 mois à 83 ans.

L’exposition s’est arrêtée dans plusieurs villes d’Europe et a été reçue par le Musée des religions du monde de Québec en 2010. Avec l’aide du Musée, la Basilique Notre-Dame présentera à nouveau «À la vie, à la mort» du 23 mai au 8 octobre 2012.

Inévitablement, le projet me fait penser à celui de Max Kandolha et à l'installation de Sophie Calle dont j'ai déjà parlé sur ce blog. Dans les articles qui l'évoquent, on parle d'«immortalisation» des personnes photographiées. À partir de quand, de quels objets, quelles images, quelles paroles retenues, échappe-t-on à la disparition, à l'oubli? À partir de quand à l'exhibitionnisme, l'exploitation? Pourquoi les photographies ont-elles été tirées en si grand format? Comment, par quelle détermination (intransigeance), et quels procédés arrive-t-on à forcer un visiteur à regarder la mort en face? Parce qu'il s'agit plus de regarder ce qui part que de tenter d'immortaliser un passage. 

samedi 3 mars 2012

Une oeuvre contre des heures de bénévolat

Une de mes estampes sera proposée parmi une trentaine d'oeuvres sélectionnées pour l'événement Bénévotemps, une mise aux enchères particulière qui vous permet d'acheter des oeuvres d'art en proposant des heures de bénévolat. L'encan aura lieu le jeudi 12 avril au Marché Bonsecours.


Source: http://www.benevotemps.ca/