lundi 28 mars 2011

Portraits alambiqués, Luke Ramsey







Je suis peruadée qu'il y a trop de ramifications entre les choses pour oser les formes dépouillées.
Source: Luke Ramsey

samedi 26 mars 2011

Dans les îles


Un extrait de mon récit de voyage sur les îles caribéennes a été publié dans le numéro 2 de revue Le Chameau, numéro consacré au voyage.


« West Indies ». In Le Chameau. Revue étudiante en ligne, no 2, automne 2009, disponible à l’adresse : http://revuechameaux.wordpress.com.





 

vendredi 25 mars 2011

Conservation de la mémoire





Enthousiasme /// Conflit /// Asphixie /// Envie /// Précipitation /// Liberation /// Accumulation /// Invasion /// Solitude /// Destruction /// Séparation[s] /// Impatiences /// Panique /// Empathie /// Incertitudes /// Communauté /// Delester /// Retrouver /// Désir /// Envisager /// Déposer /// Dire non /// Non, non, non /// Reconstruire ///

Il y a quelque chose qui m'échappe et que je ne veux pas lâcher. Qui est lié à la vie quotidienne, la vie minuscule, une vie de souris.

Portraits de Ralph Eugene Meatyard



« Interrompue par sa mort précoce, à quarante-six ans, l’œuvre de Ralph Eugene Meatyard, opticien du Kentucky qui procédait, le dimanche, à d’énigmatiques mises en scène de sa petite famille qu’il développait, une fois l’an, sur une ancienne table de dissection, finira, célébrée par Steichen et De Carava, au Moma ! Mieux, elle influencera Cindy Shermann qui reconnaît en lui le seul photographe ayant eu un rôle majeur dans ses racines artistiques.

[...] On l’a compris, ce n’est pas la valeur documentaire que recherche Meatyard. Penseur de la photo, travaillé par des influences aussi diverses que la culture zen et le surréalisme, il construit des sujets destinés à traduire en images ses expériences intérieures. Cent vingt tirages originaux montrent à Montpellier, dans des paysages bougés, tremblés, qui hystérisent la décrépitude, son épouse, ses trois enfants, posant dans des drames symboliques d’une bien inquiétante étrangeté.

Comme chez Debbie Fleming Caffery, comme chez Sally Mann, les enfants, vecteurs du magique, dotés de pouvoirs diaboliques, font surgir fantastique et chimères. Ils n’expriment pas seulement la perte de l’innocence, mais quelque chose de plus existentiel. Leurs corps, parfois défigurés, évanescents, comme en voie de dissolution, montrent que, comme chez la post-adolescente Francesca Woodman, ils sont, travaillés par de longs temps de pause, des fantômes en devenir. C’est perturbant.

C’est politique, aussi, lorsqu’ils brandissent le drapeau américain, lorsque des poupées noires et blanches démembrées, décapitées (clin d’œil au surréaliste Hans Bellmer), ne parviennent jamais, sur ces terres du Ku-Klux Klan, à se superposer.

Si Meatyard adore faire poser ses enfants, il ne dédaigne pas mettre en scène les adultes. Ses tableaux les plus créatifs, les plus dérangeants, en ce domaine, sont contenus dans les 64 tirages d’une expérience sans équivalent, « l’Album de la famille de Lucybelle Crater ». Sur fond de décrépitude, dissimulés derrière d’inquiétants masques de sociétés primitives, ses proches, amis, voisins se prêtent à ces troublants tableaux androgynes dans lesquels Ralph Eugene et son épouse échangent leurs rôles et vêtements.»

Boîte à souvenirs

Une petite pipe en bois machouillée pour ne pas céder à l'envie d'autre chose. Un canif au manche en os et ouvre-bouteille cassé. Un passeport vierge. La bague verte qu'elle pensait avoir perdu. Une photo de mariage. Un grigri. Une carte postale de l'autre, celle qu'est partie, avec une peinture de Magritte au dos. Un hameçon. L'odeur graisseuse des vieux outils. Les objets qu'on a donnés, jetés, ceux qui ont cassé. Et même les mots qui s'enlisent dans un portrait qu'on maintient figé, plein, pour ne pas voir ressurgir les souvenirs malheureux.

Presque une femme




Francesca Tallone exposait aux dernières Puces Pop Montréal. Je lui ai acheté deux photographies. Prémices d'une apparition ou disparition proche. Je ne sais pas ce qui en elles me fait penser à Sophie Calle.
Site internet: http://www.patternclash.com/

[Un]Pleasant Loneliness





[Un]Pleasant Loneliness. Si cette série n'a pas de titre, voilà ce qu'elle m'inspire. La violence en plus. Violence dans la jouissance comme dans le vide, l'attente. Les moments neutres. Et les pleins.
Photographe: Alejandro Escamilla

Livres miniature







Source: exposition lors d'un atelier sur le livre d'artiste donné aux Ateliers Graff par Andrée-Anne Dupuis-Bourret

Anna Mavromatis Des livres accordéon






"My narratives is often about attemps to retablsih connection with people, situations, beliefs and roots long lost or suddenly interupted. It is a quest to revisit unsolved encounters, revive dialogues silenced by time and reach understandings previously missed."
Source: http://www.annamavromatis.com/Artbook/artbook1.html

jeudi 24 mars 2011

La materialité de la langue

Bota Bota, Side Lee Montreal









Projet architectural de spa sur l'eau.
La reliure, l'ambiance, la couleur du papier, l'emballage.

Source: http://www.behance.net/gallery/Bota-Bota-spa-sur-laeau/876169 / http://www.mstetson.com/search?updated-max=2011-02-27T15%3A08%3A00-08%3A00&max-results=7

Johan Hybschmann: Book Of Space


Johan Hybschmann, Book of Space

Johan Hybschmann, Book of Space


Traverser le palais de papier au rythme d'un travelling fragile, minutieux.

«The inspiration came directly from the single shot film sequence in Sokurov’s Russian Ark, where the camera is taken through the timeless spaces of the Winter Palace, jumping decades from one room to another. The distortion of time is, of course, interesting in terms of the timelessness of the spaces - but the interest of the project lies in the way that the camera never looks back. Even though the viewer never sees the full dimensions of these spaces, we are still left with a sense of coherence and wholeness. It’s as if we constantly use the previous space to create an understanding of what should be behind us.»

Source: http://johanhybschmann.com/